Note préliminaire

•07/04/2010 • Laisser un commentaire

De nombreuses appellations ont été utilisées pour parler de ce phénomène. Village noir, sénégalais, village indigène, et plus récemment zoos humains.

Je n’utiliserais pas le nom de village noir, parce que certains de ces villages n’étaient pas composés essentiellement de populations mélanodermes. Village sénégalais est lui aussi réducteur, quant au terme de zoos humains, récemment inventé, reste, selon moi, trop connoté Pascal Blanchard, depuis la parution de son livre Zoos Humains. J’ai donc choisi tout au long de ce blog, par commodité et pour rester en phase avec la terminologie de l’époque  d’utiliser le terme village indigène.

En période coloniale, le mot c’est familièrement étendu et signifiait  « un individu non civilisé » ou « qui n’était pas citoyen à part entière de la nation » et reflète bien l’esprit du XIXème siècle vis-à-vis des populations colonisées en oubliant toutefois sa première signification que nous retrouvons dans l’ Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot[1], nous trouvons à l’article indigène :



« On ne trouve pas dans les dictionnaires le mot indigène, mais il devroit, ce me femble, être reçu depuis long-temps dans notre langue. On appeloit indigène, chez les anciens latins, les premiers habitants d’un pays ; que l’on croyait n’être point venus s’y établir d’un autre lieu. »

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